Psychocybernétique :La formule scientifique pour atteindre Vos objectifs
Découverte d'un chirurgien esthétique : Nous possédons tous un mécanisme interne de succès ; il nous dévoile comment le mettre en marche pour atteindre tous nos objectifs personnels
PSYCHOCYBERNETIQUE - Dr Maxwell MALTZ
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Le mot « Cybernétique » a été créé par Ampère en 1834, et signifie littéralement « art de piloter un navire ». La cybernétique a été définie ainsi:
« le champ entier de la théorie de la commande et de la connaissance, aussi bien dans la machine que dans lanimal. » Dr Norbert WIENER.
« lart de rendre laction efficace. » Couffignal.
« létude de la dynamique des structures. » Henri LABORIT.
La Psychocybernétique nisole pas lindividu de son milieu dévolution mais au contraire les associe, rejoignant ainsi la Gestalt-thérapie, qui a pour but de lier la forme -la personnalité - avec le fond -lenvironnement. cest-à-dire quil faut mettre dans lImage-de-Soi tout notre environnement comme si cétait une entité vivante, pour aboutir à laccord du fond et de la forme, lequel va signifier une situation nouvelle.
LImage-de-Soi ne se transforme pas par une représentation intellectuelle mais par une activité générale faisant appel à lémotion. Pour y parvenir, il faut donc se déconnecter du mental excessif - qui juge, rationalise et réclame des preuves sous forme dopinions - afin de se laisser littéralement imbiber dune imagerie active. Cet état particulier, mesurable par lélectroencéphalogramme, correspond à une production corticale dominante de rythmes alpha et thêta (alors que le processus intellectuel se caractérise par une dominance des rythmes bêta).
Lefficacité de la Psychocybernétique ne se limite pas au développement dune nouvelle Image-de-Soi; elle doit se compléter dune preuve par laccomplissement concret des buts recherchés.
Dans la Psychocybernétique se réalise la convergence entre la culture traditionnelle orientale - ou la tendance à lintroversion - et la culture occidentale - ou la tendance à lextraversion.
Dans lopposition entre la voie intérieure et la vie matérielle, lénergie descendante de la possession de la matière, qui se fait normalement par la périphérie (laction extérieure avec son symbolisme de la main: « avoir la situation bien en main », « avoir le bras long ») va se faire par laxe interne ou colonne vertébrale de lénergie montante de la prise de conscience; doù blocage et conflit entre ces deux énergies
. La nouvelle science de la Psychocybernétique nous apprend à établir une auto-régulation entre ces deux voies apparemment opposées.
Il est singulier que cette nouvelle science de la Cybernétique soit née des travaux des physiciens et des mathématiciens plutôt que de ceux des psychologues, la cybernétique soccupant de téléologie: but à atteindre, comportement orienté vers une finalité à luvre dans les systèmes mécaniques.
La Cybernétique explique « ce qui arrive » et « ce qui est nécessaire » dans la marche déterminée dune machine.
La Psychologie, avec ses connaissances un peu prétentieuses de la psyché humaine, ne donne pas de réponse satisfaisante au simple problème du but à atteindre, serait-ce par exemple comment il est possible à un être humain de prendre un stylo sur une table et de le porter sur une feuille.
Le fait que cette découverte émane du milieu des physiciens et mathématiciens ne doit pas nous surprendre. Certaines percées dans le domaine scientifique surgissent de lextérieur de ce système. Les « experts » sont les personnes les plus familiarisées avec la connaissance déjà installée à lintérieur des frontières délimitées dune science donnée. Les connaissances nouvelles doivent bien souvent venir de lextérieur...
PASTEUR nétait pas médecin. Les frères WRIGHT nétaient pas des ingénieurs en aéronautique, mais des mécaniciens de bicyclettes. EINSTEIN nétait pas physicien mais mathématicien, et pourtant ses découvertes en mathématiques ont complètement renversé les théories de la physique. Mme CURIE nétait pas médecin mais physicienne, pourtant elle a grandement contribué à la science médicale.
PRINCIPES GENERAUX:
« LImage-de-Soi » constitue la clé de la personne humaine et du comportement humain.
Changez lImage-de-Soi et vous changerez votre personnalité et votre comportement.
Mais il y a plus que cela.
LImage-de-Soi établit la frontière de laccomplissement personnel. Elle délimite ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire. La psychologie de lImage-de-Soi na pas été seulement démontrée par ses mérites, elle explique aussi maints phénomènes, connus depuis toujours, lesquels navaient jamais bien été élucidés dans le passé.
Par exemple, de nos jours, dans le domaine de la psychologie individuelle, de la médecine psychosomatique et de la psychologie dentreprise, il est dune évidence clinique irréfutable quil existe des structures psychiques « type de personnalité à succès » et des structures psychiques « type de personnalité à échecs »; elle projette de nouvelles lumières sur la « puissance de la pensée positive », et, ce qui est le plus important, montre pourquoi « ça marche » avec certaines personnes et pas avec dautres. (La « pensée positive » réussit lorsquelle est en harmonie avec lImage-de-Soi individuelle. Elle ne peut pas réussir tant quelle nest pas en accord avec lImage-de-Soi, jusquau moment où celle-ci aura été changée.)
De multiples faits scientifiques nous montrent que le cerveau humain et le système nerveux fonctionnent avec un but défini -selon les principes connus de la Cybernétique - pour mener à bonne fin les objectifs de lindividu.
Du point de vue de leur fonction, le cerveau et le système nerveux constituent une merveilleuse et complexe « mécanique à tête chercheuse », une sorte de pilotage intérieure automatique qui travaille pour vous en tant que « mécanisme à succès » ou contre vous en tant que « mécanisme à échecs », selon la façon dont VOUS, lopérateur, le réglez et selon les buts que vous lui donnez à atteindre.
La Cybernétique ne nous dit pas que lHomme « est » une machine mais quil possède et utilise une machine. Bien plus, elle nous décrit comment cette machine fonctionne et comment elle peut être employée.
LImage-de-Soi, pour le meilleur et pour le pire, est transformée non par lintellect seul ni par une connaissance intellectuelle mais par « lexpérience ». Concrètement, lexpérience de la vie quotidienne peut être une école rude et sans pitié. Jetez un homme à la piscine et lexpérience peut lui apprendre à nager. La même expérience peut en noyer un autre. « Rien ne fait mieux réussir que la réussite ».
La mémoire de succès passés agit comme « une réserve interne dinformations » qui nous procure la confiance en soi pour le travail présent. Mais comment une personne peut-elle retirer de sa mémoire des expériences de réussite lorsquelle a seulement expérimenté des échecs? Son état est comparable au jeune homme qui ne peut pas obtenir un travail parce quil na pas dexpérience, et qui ne peut pas acquérir dexpérience parce quil ne peut pas avoir de travail.
Ce dilemme est résolu par une autre importante découverte qui, en toutes circonstances, nous permet de synthétiser « lexpérience », de la créer littéralement.
Les psychologues cliniciens ont prouvé, sans lombre dun doute, que le système nerveux végétatif ne peut pas faire la différence entre une expérience vécue « réellement » et une expérience imaginée intensément jusque dans ses moindres détails.
La découverte la plus importante de ce siècle dans le domaine de la psychologie est celle de « lImage-de-Soi ». Que nous en ayons conscience ou non, chacun de nous porte en lui un plan ou une image mentale de lui-même. Elle peut être vague ou mal définie pour notre regard conscient. En réalité, elle peut ne pas être perçue du tout mais elle est là, complète dans ses moindres détails.
Cette Image-de-Soi est notre propre conception: « le genre de personne que je suis ». Elle a été construite daprès nos croyances personnelles sur nous-mêmes. Mais la plupart de ces convictions ont été formées inconsciemment lors de nos expériences passées, de nos succès et de nos échecs, de nos humiliations, de nos triomphes et de la façon dont les autres ont réagi envers nous, plus spécialement pendant la prime enfance. De tout ceci nous construisons mentalement un « Moi » (ou limage dun moi). Chaque fois quune idée ou une croyance nous concernant entre dans le cadre de cette image, elle devient « vraie », dans la mesure où nous sommes personnellement concernés. Nous ne nous interrogeons pas sur sa validité, mais nous continuons à réagir comme si elle était vraie.
Grâce à deux découvertes importantes, cette Image-de-Soi va devenir la clé précieuse qui ouvre à une vie meilleure:
En bref, vous « agissez comme le genre de personne » que vous imaginez être. Mais de plus, vous ne pouvez absolument pas agir autrement, malgré tous vos efforts conscients ou votre volonté.
Une jeune fille qui se fait pour image delle-même celle dune personne que nul naime, découvrira vraiment quon lévite au bal. Elle appelle littéralement le rejet. Son air abattu, sa tête basse, son anxiété démesurée pour plaire ou peut-être son hostilité inconsciente envers tous ceux dont elle attend quelque chose, tout ceci éloigne ces mêmes personnes dont elle voudrait attirer lattention.
En raison de cette preuve objective, il vient rarement à lidée que le problème réside dans lImage-de-Soi ou dans la propre évaluation de soi.
2. LImage-de-Soi peut être changée. Lune des raisons pour lesquelles il semble si difficile pour un individu de modifier ses habitudes, sa personnalité ou sa façon de vivre tient dans le fait que jadis presque tous ses efforts de changement étaient dirigés, si lon peut dire, vers la circonférence du moi plutôt que vers le centre. La « pensée positive », pour être efficace, ne peut pas être utilisée comme une pièce de rechange ou une béquille pour lancienne Image-de-Soi. En réalité, il est totalement impossible de penser vraiment de façon positive à propos dune situation particulière, tant que vous gardez un concept négatif de votre « Moi ». Et bon nombre dexpériences ont révélé que, lorsque le concept du Moi est changé, les éléments en conformité avec le nouveau concept du Moi saccomplissent aisément et sans effort.
Lune des expériences les plus récentes et les plus convaincantes en accord avec cette idée fut conduite par Prescott LECKY, lun des pionniers de la psychologie de lImage-de-Soi. LECKY conçoit la personnalité comme un « système didées » dont toutes doivent sembler être en conformité les unes avec les autres. Toutes les idées non conformes avec le système sont rejetées, « ne sont pas crues », et ne sont pas mises en pratique. Les idées qui semblent être conformes avec le système sont acceptées.
Au cur de ce système, la base sur laquelle tout le reste est construit est « lidéal du moi » de lindividu, son « Image-de-Soi », ou la conception quil a de lui-même.
LECKY était professeur et eût loccasion de vérifier sa théorie sur des milliers détudiants. Il postule que si un étudiant éprouve des difficultés à apprendre un certain sujet, cela peut être dû au désaccord pour lui de lapprendre; si lon pouvait changer sa propre croyance, son attitude envers le problème saméliorerait en conséquence. Si létudiant pouvait être amené à changer sa propre définition de lui-même, sa capacité dapprendre changerait également.
Le problème de ces étudiants nétait pas un manque daptitudes, mais une fausse Image-de-Soi, qui les amenaient à sidentifier à leurs échecs.
Nouvelles Incursions de la science dans le « subconscient »
La science nouvelle de la « Cybernétique » nous a fourni la preuve irréfutable que ce quon nommait « lesprit subconscient » nest absolument pas un esprit, mais un mécanisme, une tête chercheuse, un « servomécanisme » constitué par le cerveau et le système nerveux, employé et dirigé par lesprit.
Le concept le plus récent et le plus adapté est que lhomme ne possède pas deux « esprits » mais un seul, ou conscience, qui met en route une machine automatique de type « tête chercheuse » programmée vers son but. Le fonctionnement de cette machine sapparente à celui dun ordinateur, du moins pour les principes de base, mais elle est beaucoup plus merveilleuse et complexe que nimporte quel cerveau électronique jamais conçu par lhomme.
Ce mécanisme créatif qui est en vous est impersonnel. Il travaillera automatiquement et impersonnellement à réaliser des objectifs de réussite et de bonheur, ou de malheur et déchec, selon les visées que vous-même lui aurez assignées.
Comme nimporte quel ordinateur, il lui faut un but bien défini, un objectif précis ou un « problème » bien circonscrit sur lequel travailler.
Les buts que notre propre mécanisme créatif cherche à réaliser sont des IMAGES MENTALES ou des représentations mentales que nous créons grâce à notre IMAGINATION.
Limage de but et la clé cest lImage-de-Soi. Notre Image-de-Soi pose les limites à lintérieur desquelles saccomplira nimporte quel but particulier ultérieur. Elle délimite la « zone du possible ».
Comme tout ordinateur, notre Mécanisme Créatif travaille sur linformation et les données que nous lui fournissons (nos pensées, croyances, interprétations). Par nos attitudes et notre interprétation des faits, nous « programmons » en quelque sorte le problème à résoudre.
La méthode pour programmer votre système interne de guidage automatique, et apprendre comment lemployer en tant que Mécanisme de Succès et non en tant que Mécanisme dEchec, consiste essentiellement à apprendre, exercer et expérimenter de nouvelles habitudes de penser, dimagination, de mémoire et à agir pour:
1. Développer une Image-de-Soi juste et réaliste.
2. Employer votre Mécanisme Créatif pour trouver le succès par la réussite de buts spécifiques.
Les choses que vous serez appelé à faire sont simples, mais vous devez pratiquer et « expérimenter ». La visualisation dimages mentales créatrices, nest pas plus difficile que lopération par laquelle vous vous remémorez une scène du passé, ou vous vous inquiétez de lavenir. Jouer de nouveaux rôles daction nest pas plus difficile que de « décider ».
« Linstinct de succès »
Pour les formes de vie les plus élémentaires, « vivre » veut dire simplement survivre, à la fois pour lindividu et pour lespèce. Le mécanisme interne des animaux se limite à trouver abri et nourriture, à éviter ou à vaincre les ennemis et les dangers éventuels, et à procréer pour assurer la survie de lespèce. Chez lHomme, « vivre » a une autre signification que la simple survie.
La « vie » dun animal se limite à la satisfaction de besoins physiques définis.
Lhomme a des besoins affectifs et spirituels inconnus des animaux. « Vivre » cest exiger aussi certaines satisfactions affectives et spirituelles. Le « Mécanisme de Succès » placé dans lhomme est plus ambitieux que celui de lanimal.
Un écureuil na pas besoin dapprendre comment ramasser les noisettes, ni comment les stocker pour lhiver. Un écureuil né au printemps na jamais connu lhiver. Et pourtant on peut le voir à lautomne emmagasiner ses noisettes pour les manger pendant lhiver, lorsquil ne trouvera plus aucune nourriture à ramasser.
Pour essayer dexpliquer un tel comportement, nous disons couramment que les animaux possèdent certains « instincts » qui les guident, et les aident à lutter victorieusement contre son environnement. Bref, les animaux possèdent un « instinct de succès ».
Nous négligeons souvent le fait que lhomme possède lui aussi un instinct de succès, plus complexe que celui daucun animal. Un animal ne peut choisir ses buts, ils sont pré-déterminés; lhomme possède en plus lImagination Créatrice. Seul lhomme, en exerçant son imagination, peut diriger son Mécanisme de Succès.
« Limagination gouverne le monde » dit Napoléon.
Examinons maintenant quelques unes des similitudes entre les machines à servomécanisme et le cerveau humain.
Les servomécanismes se divisent en deux groupes généraux:
1. ceux où la cible, le but, ou la « réponse » est connue, et où lobjectif est de latteindre ou de le réaliser;
2. ceux où la cible ou la « réponse » nest pas connue, lobjectif étant alors de la découvrir ou de la localiser.
Le cerveau humain et le système nerveux opèrent également dans ces deux directions.
Un exemple du premier type est la torpille autonome, ou le missile dinterception. La cible est connue (navire ou avion), le but est de latteindre. De telles machines doivent « reconnaitre » la cible contre laquelle elles sont lancées. Elles doivent posséder un système de propulsion capable de diriger leur trajectoire vers la cible. Elles doivent être munies « dorganes sensibles » (radar, sonar, etc...) qui traduisent linformation venant de la cible. Ces « organes sensibles » tiennent la machine informée en permanence, soit du maintien de la trajectoire (rétroaction ou feed-back positif), soit de toute erreur la faisant dévier de sa course (rétroaction ou feed-back négatif).
A la réaction positive, la machine ne réagit ni ne répond. Comme elle fonctionne déjà correctement, elle continue sur sa lancée. En revanche, il doit y avoir un système de correction pour répondre à toute réaction négative. Lorsque ce mécanisme correcteur est averti dune déviation de trajectoire vers la droite, il agit automatiquement sur le gouvernail vers la gauche; si ce sous-système en fait trop, cette nouvelle erreur sera signalée par une nouvelle réaction négative,...la torpille arrive à son but en allant de lavant, en commettant des erreurs et en les corrigeant constamment. Elle chemine vers le but par une série de zigzags et de tâtonnements successifs.
Un système à peu près identique se passe dans le système nerveux de lhomme à loccasion du moindre acte volontaire, par exemple le simple fait de prendre un stylo sur la table.
Nous sommes en mesure de réaliser cet acte de préhension grâce à un mécanisme automatique, et non pas seulement grâce à notre volonté ou à une pensée.
Lorsque « VOUS » choisissez un but et vous décidez à laccomplir, un mécanisme automatique prend la relève. Dune part, il vous est déjà arrivé de saisir un stylo, ou dexécuter un mouvement similaire. Votre mécanisme automatique a déjà appris la bonne réponse à fournir. En outre, votre mécanisme automatique utilise les données qui sont les réactions de vos yeux transmises à votre cerveau, et qui lui indiquent « le degré auquel le stylo nest pas encore pris ». Ces données de feed-back permettent au mécanisme automatique de corriger constamment le mouvement de votre main, jusquà ce quelle atteigne le stylo.
Chez le bébé qui apprend à se servir de ses muscles, la correction du mouvement de la main cherchant à atteindre un hochet est patente. Le bébé dispose de peu « dinformations stockées » pour laider. Sa main zigzague de part et dautre et arrive au but à force de tâtonnements. mais avec lexpérience de lapprentissage, les corrections deviennent de plus en plus précises.
Heureusement, une fois quune réponse adéquate ou « réponse de succès » a été fournie, elle est « mise en mémoire » pour un usage futur. Le mécanisme automatique livre un duplicata de cette réponse à loccasion dune épreuve ultérieure. Il a « appris » comment répondre avec succès. Il a ses succès « en mémoire », il oublie ses échecs et recommence laction réussie, sans pensée consciente, mais comme une habitude.
Comment le cerveau trouve des réponses aux problèmes
Supposons maintenant que, placé dans une pièce sombre, vous ne voyez plus le stylo.
Vous savez quil est sur la table, parmi divers objets. Instinctivement, votre main commence à tâtonner, à exécuter des mouvements dexploration en zigzag (ou « scanning »), rejetant un objet après lautre, jusquà trouver et « reconnaître » le stylo. Ceci est un exemple du second type de servomécanisme. Se remémorer un nom temporairement oublié en est un autre. Un « rayon explorateur » dans votre cerveau balaie le stock de votre mémoire jusquà ce quil reconnaisse le nom correct.
Un cerveau électronique résout les problèmes de la même façon. Tout dabord, un grand nombre de données doivent alimenter la machine. Cette information, enregistrée et stockée, constitue la « mémoire » de la machine. Posons un problème à la machine. Elle recherche dans sa mémoire jusquà localiser lunique « réponse » qui soit en accord avec toutes les données du problème. Ensemble, le problème et sa réponse constituent une situation « totale » ou « structure groupée ». Lorsquune partie de la situation ou de la structure (le problème) est livré à la machine, celle-ci retrouve les « parties manquantes » pour compléter la structure.
Un coup dil sur le mécanisme automatique en action:
On sémerveille de la terrifiante précision du missile dinterception qui calcule en moins dun éclair son point de rencontre avec un autre missile et y arrive à linstant prévu.
Mais ne sommes-nous pas témoins dune chose aussi fascinante chaque fois quau tennis de table nous voyons le joueur réceptionner la balle ? Pour calculer où va tomber la balle, cest-à-dire pour localiser le « point dinterception », il doit tenir compte de la vitesse de la balle, de sa courbe de chute, de sa direction, de sa vitesse initiale, du taux de décélération progressif et aussi de la rotation de celle-ci. Il doit faire ces calculs si vite quil doit être prêt à sélancer dès le contact raquette-balle adverse. Ensuite, il doit calculer sa propre vitesse, dans quelle direction il doit se déplacer pour arriver au point dinterception en même temps que la balle, et quel coup va être approprié, non seulement pour renvoyer cette balle, mais également pour mettre ladversaire en difficulté.
Le joueur ne pense à rien de tout cela, mais son mécanisme interne à tête chercheuse calcule à sa place à partir des données fournies par ses yeux et ses oreilles. Lordinateur dans son cerveau compare ces informations avec les données stockées (la mémoire des succès et échecs précédents à frapper une balle). En un éclair, tous les calculs sont faits et les ordres transmis aux muscles... et il na plus quà jouer.
Créez une nouvelle image mentale de vous-même
1. Votre mécanisme interne de succès doit avoir un but ou une « cible », perçu comme « existant dès maintenant », soit réellement, soit potentiellement. Il vous dirige soit vers un but bien réel, soit vers la « découverte » de ce qui existe déjà.
2. Ce mécanisme automatique est téléologique(télos: fin & logos: science): il doitêtre orienté vers un but. Ne vous découragez pas si le moyen dy parvenir nest pas évident. Cest le rôle du mécanisme automatique de pourvoir au moyen quand vous fournissez le but. Pensez à la fin, et souvent les moyens se mettront en place deux-mêmes.
3. Nayez pas peur des erreurs que vous faites, ni des échecs passagers. Tout servomécanisme atteint son but grâce « à la réaction négative », ou avance en faisant des erreurs de parcours corrigés instantanément.
4. Lacquisition de la maîtrise, en quelque domaine que ce soit, se fait par une suite dessais et derreurs, de corrections de déviance, jusquà laccomplissement du « bon mouvement », de la « bonne performance ». Et après seulement, le perfectionnement et la réussite continue ne sont possibles que si on oublie les fautes passées et si on se souvient des bonnes « réponses », afin de les « imiter ».
5. Vous devez apprendre à avoir confiance en votre mécanisme créateur et le laisser faire son oeuvre, et ne pas le « gripper » en vous posant anxieusement la question de savoir si ça va marcher ou pas. Vous devez « le laisser » travailler plus que « le faire » travailler. Cette confiance est nécessaire, car votre mécanisme créateur agit en-dessous du niveau conscient, et vous ne pouvez pas « savoir » ce qui se passe sous la surface. Par nature, il fonctionne spontanément selon les besoins du moment. Il entre en action dès linstant où vous agissez et où votre action le demande. Pour entreprendre, vous ne devez pas attendre quil vous donne des preuves, mais agir comme si elles étaient là, et elles viendront. « Agissez et vous aurez la puissance » a dit EMERSON.
LIMAGINATION: Clé de votre Mécanisme de Succès
Un être humain nagit, ne sent et ne saccomplit quen accord avec ce quil simagine être vrai en lui dans son environnement.
Ceci est une loi fondamentale de lesprit.
Nous sommes construits ainsi. Lorsque nous voyons cette loi de lesprit démontrée et mesurée spectaculairement sur un sujet hypnotisé, nous sommes enclins à supposer la présence agissante dune force occulte ou paranormale. En réalité, ce que nous voyons, cest le fonctionnement normal du cerveau et du système nerveux.
Par exemple, si on dit à un sujet hypnotisé quil est au Pôle Nord, non seulement il frissonnera et « semblera » avoir froid, mais tout son corps réagira comme sil avait vraiment froid et il aura la chair de poule. Faites croire à un sujet hypnotisé que votre doigt est un fer chauffé à blanc, si vous le touchez, non seulement il grimacera de douleur, mais son système cardio-vasculaire et lymphatique réagira comme à un fer rouge et il se produira une inflammation de la peau et peut-être même une ampoule. Votre système nerveux autonome nest pas capable de faire la différence entre une expérience imaginée et une expérience « réelle ». Dans les deux cas, il réagit automatiquement aux informations transmises par le cortex cérébral. Votre système nerveux réagit convenablement à ce que « vous » pensez ou imaginez être vrai.
Le Dr Théodore BARBER a mené des recherches intensives sur les phénomènes dhypnose, au Départ de psychologie de Washington: « Nous avons constaté que les sujets hypnotisés ne sont capables de faire des choses que sils sont convaincus que les paroles de lhypnotiseur sont des affirmations vraies...si lhypnotiseur arrive à mener le sujet jusquau point où celui-ci est certain de la véracité des dires de lhypnotiseur, le sujet se comporte alors différemment car il pense et croit différemment. Un sujet persuadé dêtre insensible à la douleur peut se faire opérer sans anesthésie. Pas de force ni de puissance mystérieuse. »
La vérité dirige laction et le comportement
Le cerveau de lhomme et son système nerveux sont faits pour réagir automatiquement et convenablement aux problèmes de lenvironnement. Si, par exemple, un homme rencontre un ours sur son chemin, il ne va pas sarrêter pour réfléchir ainsi: « si je veux survivre, je dois courir ». Il ne va pas décider davoir peur. La réaction « peur » est automatique et adéquate. Elle provoque en lui le désir de fuite, et aussitôt elle déclenche dans son corps des mécanismes qui « gonflent » ses muscles à bloc afin quil puisse courir plus vite quil ne la jamais fait. Son rythme cardiaque saccélère. De ladrénaline, puissant stimulant musculaire, se déverse dans le sang. Toutes les fonctions du corps qui ne contribuent pas à la course sont mises en veilleuse. Lestomac arrête de fonctionner, et tout le sang disponible vient irriguer les muscles. La respiration saccélère, ce qui entraîne un apport supplémentaire doxygène aux muscles.
Nous sommes-nous bien rendus compte de ceci: le cerveau et le système nerveux qui réagissent automatiquement à lenvironnement sont bien les mêmes cerveau et système nerveux qui nous disent ce quest lenvironnement !
Prenons les réactions de cet homme face à lours: on pense dabord quelles sont dûes à une « émotion » davantage quà des idées. Et pourtant, qui a fait « exploser » ces « réactions émotionnelles », sinon une information reçue du monde extérieur et traitée par le cerveau, donc une idée ?
Cest donc essentiellement lidée ou la croyance qui est le véritable agent causal, et non lémotion qui en résulte. Lhomme sur le chemin réagit à ce quil pense, ou croit, ou imagine être lenvironnement. Les « messages » fournis par cet environnement consistent en influx nerveux provenant des différents organes sensoriels. Le cerveau décode, interprète et traite ces influx nerveux et nous les présente sous forme didées ou dimages mentales. En dernière analyse, cest à ces images mentales que nous réagissons.
Vous agissez et vous sentez, non pas en accord avec la réalité, mais à limage que votre esprit se fait de la réalité. Vous avez une certaine image mentale de vous-même, de votre monde et de votre entourage, et vous vous comportez comme si cette image était la vérité, la réalité, et non une simple représentation. Supposons, dans lexemple précédent, que si lhomme avait rencontré un acteur recouvert dune peau dours et sil avait pensé être face à un ours véritable, il aurait eu exactement les mêmes réactions émotionnelles et nerveuses.
Il sensuit que si nos images mentales de nous-même sont déformées ou irréelles, notre réaction à lenvironnement sera pareillement inappropriée.
Employez limagerie mentale
Dans son livre: « Comment vendre pour 25.000 dollars par an », Charles ROTH raconte comment les ventes dune équipe de représentants de Detroit, qui essayèrent cette nouvelle idée, progressèrent de 100%, et de 150% à New-York: « Cela sappelle jouer un rôle, et cela consiste simplement à vous imaginer dans diverses situations de vente, à les mener à bien dans votre esprit, jusquà bien savoir que dire et que faire lorsque la situation réelle se présentera. La raison pour laquelle cela marche si bien, cest que la vente est une question de situation. Chaque fois que vous parlez à un client, une situation est créée. Il dit quelque chose, pose une question ou soulève une objection. Si vous savez à chaque fois comment contrer ce quil avance, répondre à ses questions, surmonter ses objections, alors vous faites la vente... un bon « joueur de rôle », seul chez lui, créera de toutes pièces des situations, imaginera tout un éventail décueils possibles et sacharnera à y trouver les meilleures parades. »
Guérissez de votre complexe dinfériorité
Lorigine des sentiments dinfériorité ne se trouve pas dans les faits ou dans les expériences, mais dans les conclusions que nous en retirons. Par exemple, je suis un haltérophile inférieur et un danseur inférieur, cest un fait. Cependant, cela ne me transforme pas en une personne inférieure. Dans lévaluation de soi, tout dépend sur quelles normes nous nous basons et à qui nous empruntons ces normes. Ce nest pas la connaissance dune véritable infériorité de talent ou de savoir qui nous donne un complexe dinfériorité et trouble nos vies. Ce qui provoque ceci cest le sentiment dinfériorité. Et celui-ci surgit pour une seule raison: nous nous jugeons nous-même et nous nous évaluons, non par rapport à notre propre norme ou niveau, mais par rapport à la norme de certaines autres personnes. Lorsque nous agissons ainsi, nous arrivons toujours en deuxième position, et ceci sans aucune exception. Et parce que nous pensons, nous croyons et devenons persuadés que nous devrions atteindre la « norme » des autres, nous nous sentons inférieurs, et nous en concluons que quelque chose ne tourne pas rond chez nous. La conclusion logique de ce processus bancal de raisonnement est de considérer que nous ne sommes pas « dignes » de réussir.
Tout ceci se produit parce que nous nous sommes laissés hypnotiser par lidée complètement erronée: « je devrais être de telle manière », ou « je devrais ressembler à tout le monde ». Si on analyse la seconde pensée, on peut discerner ce quelle a de fallacieux, car il nexiste pas détalon universel applicable à tout le monde. « Tout le monde » se compose dindividus, et il ny en a pas deux qui se ressemblent. Une personne souffrant dun complexe dinfériorité remédie invariablement à cette erreur en faisant des efforts pour être supérieure. Cette lutte pour la supériorité lui cause davantage de trouble et de frustration, et même parfois une névrose qui nexistait pas auparavant. Elle en devient plus malheureuse que jamais, et plus elle sentête à essayer plus elle devient tourmentée.
LInfériorité et la Supériorité sont les deux faces de la même pièce de monnaie. La guérison consiste à se rendre compte que cest la pièce qui est fausse. Vous nêtes pas « inférieur ».
Vous nêtes pas « supérieur ».
Vous êtes simplement « Vous ».
Un « complexe dinfériorité » et le ralentissement de lactivité qui laccompagne peut être produit sur commande dans un laboratoire de psychologie. Il suffit simplement détablir une « norme » ou une « moyenne », puis de convaincre le sujet quil natteint pas cette moyenne.
La relaxation peut vous déshypnotiser
Nos croyances actuelles, quelles soient positives ou négatives, vraies ou fausses, se sont formées sans effort et sans lintervention de la volonté. Nos habitudes, bonnes ou mauvaises, de même. Nous devons donc employer le même procédé pour créer de nouvelles croyances ou habitudes. Il a été largement démontré que vouloir essayer demployer leffort ou la volonté pour changer les croyances, produit leffet inverse. Emile COUE, petit pharmacien français qui a étonné le monde en 1920 grâce au « pouvoir de suggestion » affirmait: « Vos suggestions (buts idéaux) doivent être faites sans effort si vous voulez quelles soient efficaces »; et sa Loi de leffet inverse énonçait: « Lorsque la Volonté et lImagination entrent en conflit, lImagination gagne invariablement ».
Comment utiliser le pouvoir de la pensée rationnelle
Notre mécanisme automatique, ou ce que les Freudiens appellent « lInconscient », est absolument impersonnel. Il fonctionne comme une machine et na pas de volonté bien à lui. Il essaie toujours de réagir conformément à nos croyances et à linterprétation que lon a de lenvironnement. Il cherche toujours à nous donner les sentiments appropriés et à accomplir les buts que, consciemment, lon se fixe. Il fonctionne toujours à partir des données quon lui fournit sous forme didées, de croyances, dinterprétations, dopinions.
Cest la pensée consciente qui est le « bouton de commande » de notre mécanisme inconscient. Ce fut par la pensée consciente, bien que peut-être irrationnelle et irréaliste, que lappareil inconscient a développé ses modèles de réaction négative et inappropriée; cest par la pensée consciente et rationnelle que lon peut arriver à changer ces modèles de réactions automatiques.
Le fait quil y ait des « choses enfouies » dans notre inconscient, ne signifie pas quil faille les « déterrer », les mettre à nu et les examiner si lon veut produire des changements chez lindividu. Comme nous lavons souligné précédemment, on apprend en faisant des essais et des erreurs, en se rappelant consciemment le degré de lerreur et en le corrigeant à la prochaine tentative jusquà ce que, finalement, lon réussisse un essai fructueux. Le modèle de réaction de succès est alors enregistré et mis en mémoire, ainsi peut-il être « imité » lors des entreprises suivantes.
Cest vrai dans le cas dun homme qui apprend à monter à cheval, à lancer des fléchettes, à conduire une voiture, à changer ou toute autre activité. Tous les servomécanismes, de par leur nature même, renferment les « mémoires » des erreurs et des échecs passés, des expériences pénibles et négatives. Ces expériences négatives ne sont pas inhibitrices, mais au contraire, favorisent lapprentissage aussi longtemps quelles sont utilisées comme « données à rétroaction négative » et quelles sont considérées comme des déviations par rapport au but désiré.
Cependant, aussitôt que lerreur a été reconnue comme telle, et une fois bien sûr la correction faite, il est également essentiel que cette erreur soit oubliée consciemment de notre esprit et que la tentative positive soit enregistrée et fixée.
Cette mémoire déchecs passés est sans danger tant que notre pensée consciente et notre attention sont concentrées sur le but positif que lon veut accomplir. Sappesantir sciemment sur lerreur, passer son temps à se réprimander, cest, sans le savoir, donner à cette erreur ou à cet échec la valeur dun « but » vers lequel vont sorienter limagination et la mémoire.
Se critiquer continuellement pour les fautes et les erreurs passées narrange pas les choses, mais au contraire tend à maintenir le comportement que vous voudriez changer. Les mémoires déchecs passés peuvent influencer défavorablement laction présente si lon sy raccroche tout le temps en concluant stupidement: « Jai échoué hier, alors inévitablement je vais échouer aujourdhui ».
Cependant, cela ne « prouve » pas que les modèles de réaction inconsciente ont eux-mêmes le pouvoir de se répéter et de se perpétuer; ou bien que tous les souvenirs déchecs doivent être extirpés avant que le comportement puisse changer. Ce nest pas « linconscient » mais bien notre esprit pensant et conscient qui fait de nous des victimes. Car cest avec la partie pensante de notre personnalité que nous tirons des conclusions et choisissons des « images de but » sur lesquelles nous nous concentrerons.
A la minute même où nous changeons nos pensées et arrêtons de donner au passé tout pouvoir, ce passé, avec ses fautes, perd toute emprise sur nous.
On ne change pas ses idées par la « VOLONTE » mais par dautres idées
Un de mes patients, vendeur de son état, était « mort de peur » quand il se trouvait face à un « gros bonnet ». Sa crainte et sa nervosité se dissipèrent en une seule consultation, pendant laquelle je lui demandai: « Vous mettriez-vous à quatre pattes dans le bureau de votre supérieur, en vous prosternant devant lui? » « sûrement pas ! » dit-il en se rebiffant. « Alors pourquoi, mentalement, vous faites-vous tout petit et pourquoi rampez-vous? » Je lui posai une autre question: « Iriez-vous dans le bureau de cet homme, la main tendue comme un mendiant, lui quémander une obole? » « Certainement pas! » « Ne voyez-vous pas que cest exactement ce que vous faites quand vous le rencontrez, lair affreusement soucieux de savoir sil appréciera ou non votre requête? Ne voyez-vous pas que vous tendez la main et quémandez littéralement lapprobation et lacceptation de vous en tant quindividu? »
LECKY découvrit quil y avait deux « leviers » puissants pour changer nos croyances et nos concepts. Il y a les convictions « standard » auxquelles presque tout le monde tient profondément:
1. Le sentiment ou la croyance que lon est capable dy mettre du sien et de sassumer soi-même, déployant ainsi une certaine dose dindépendances;
2. La croyance quil y a « un naturel en nous » qui naccepte pas de souffrir lindignité.
Examinez et réévaluez vos croyances...Rappelez-vous que le comportement et les sentiments proviennent tous les deux dune croyance. Pour déraciner la croyance responsable, demandez-vous: « POURQUOI ? »
Puis demandez-vous: « cette croyance est-elle basée sur un fait réel ? Sur une supposition ? Sur une conclusion fausse ? »
On ne sait jamais avant dessayer
La plupart dentre nous ont tendance à se sous-estimer et à surestimer la nature de la difficulté se dressant devant eux: « Pensez toujours à ce que vous avez à faire comme une chose facile et cela se fera », disait Emile COUE.
« Pratiquement toujours, cela semble dû à la tendance à exagérer la difficulté et limportance du travail mental à les prendre trop sérieusement et à avoir peur quelles vous trouvent incompétent. Les gens les plus éloquents dans une conversation deviennent ineptes lorsquils montent à une tribune de conférencier. Vous devez simplement apprendre que si vous pouvez intéresser votre voisin, vous pouvez intéresser tous les voisins, ou le monde entier et ainsi ne plus être bloqué par la grandeur. » (D. JOSSELYN.
Cest le rôle de la pensée rationnelle consciente dexaminer et danalyser les messages qui arrivent, daccepter ceux qui sont vrais et de rejeter ceux qui sont faux.
Beaucoup de gens sont déconcertés par la remarque fortuite dun ami: « Tu ne parais pas en forme ce matin ! » Tous les jours, la plupart dentre nous sont soumis à des suggestions négatives. Si notre esprit conscient fonctionne correctement, nous navons pas à les accepter aveuglément.
« Ce nest pas obligatoirement ainsi » est une bonne devise.
Conclure à lavance « je ne peux pas », sans essayer et sans preuve du contraire nest pas rationnel. Nous devrions plutôt imiter cet homme à qui lon demandait sil pouvait jouer du piano: « je ne sais pas », répondit-il. « Quentendez-vous par: je ne sais pas ? ». « Je nai jamais essayé ».
Laissez agir votre Mécanisme de Succès
Si vous avez été aux prises avec un problème toute une journée sans constater de progrès, essayez de le chasser de votre esprit, et repoussez toute décision jusquà ce que vous ayez loccasion de « dormir sur le problème ». Rappelez-vous que votre mécanisme créateur devient plus efficace lorsque votre « Je » conscient fait le moins possible dinterférence avec lui. Le sommeil offre au mécanisme créateur une occasion idéale duvre à labri de tout antagonisme de la conscience, à condition que vous ayez préalablement mis le système en mouvement.
Le bonheur est une habitude mentale
« Le bonheur est purement intérieur, il est produit non par des objets, mais par des idées, des pensées, des attitudes qui peuvent être développées et construites par les activités propres de lindividu, indépendantes de lenvironnement. » Dr Matthew CHAPPELL.
La plupart du temps, nous réagissons aux petits ennuis, frustrations et aux manques simplement par automatisme. Nous réagissons depuis si longtemps que cest devenu une habitude. Beaucoup de ces réactions habituelles contre le malheur sont causés par quelques évènements que nous avons interprétés comme une gifle à notre amour-propre. Il suffit que lautobus que nous devions prendre soit en retard; il suffit quil se mette à pleuvoir quand nous projetions de sortir; il suffit quil y ait beaucoup de circulation alors que nous prenons justement la voiture. Nous réagissons avec colère, ressentiment et nous nous apitoyons sur notre sort; en dautres termes, nous sommes malheureux.
Cessez de laisser les choses vous entraîner
Vous est-il arrivé dassister à une émission télévisée et de voir le présentateur manipuler laudience ? Il fait un signe qui veut dire « applaudissez », et tout le monde applaudit. Il en fait un autre qui veut dire « riez » et tout le monde rit. Les gens sont comme des moutons, des esclaves et réagissent comme on leur dit de réagir. Vous vous conduisez de la même façon, vous laissez les évènements extérieurs et les autres vous dicter comment vous devez vous sentir et de quelle manière vous devez répondre.
La théorie de la pensée positive
Notre propre Image-de-Soi et nos habitudes tendent à aller de pair. Changez lune et vous changerez automatiquement les autres. Le mot « habitude » signifiait à lorigine: habit. Ceci nous donne une idée sur la véritable origine des habitudes. Elles sont littéralement des vêtements acquis par notre personnalité. Elles ne sont pas accidentelles ou dues au hasard. Nous les adoptons parce quelles nous vont bien. Elles forment un tout avec notre propre Image-de-Soi et le schéma de toute notre personnalité. Quand nous développons consciemment et délibérément de nouvelles habitudes, notre Image-de-Soi tend à abandonner les anciennes et à se développer suivant le nouveau modèle et le nouveau « patron » du vêtement. A 95%, notre comportement, nos sentiments et nos réponses sont des habitudes acquises grâce à notre Mécanisme créatif.
Le pianiste ne « décide » pas sur quelle touche appuyer. Le danseur ne « décide » pas sur quel pied danser. La réaction est automatique et non-réfléchie. De la même manière, nos attitudes, nos émotions et nos croyances tendent à devenir habituelles. Autrefois, nous avons « appris » que certaines attitudes, façons de sentir et de penser, étaient « appropriées » à certaines situations. Maintenant, nous tendons à penser, sentir et agir de la même façon lorsque nous nous trouvons en face des « mêmes situations ». Ce que nous devons comprendre, cest que ces habitudes peuvent être modifiées, changées ou inversées simplement en prenant la peine de prendre une décision consciente, et en pratiquant et en agissant selon la nouvelle réponse ou comportement nouveau. Le pianiste peut décider consciemment dappuyer sur une touche différente sil en fait le choix. Le danseur peut consciemment décider dapprendre un nouveau pas et cela nengendre aucune angoisse. Une vigilance constante et une pratique sont simplement nécessaires jusquà ce que le nouveau modèle de comportement soit parfaitement appris.
Limage du succès
La personnalité à succès est composée de:
S ens de sa direction
U nité de communication
C ourage
C harité
E stime de soi
S ûreté de soi
S accepter
1) Sens de sa direction: Fonctionnellement, on est un peu comme une bicyclette. Celle-ci garde son équilibre et sa balance tant quelle va de lavant vers un objet. Vous avez une bonne bicyclette. Votre problème est dessayer de vouloir garder votre équilibre tout en restant assis sur la selle sans aller nulle part. Il nest donc pas étonnant que vous vous sentiez chancelant. Nous sommes construits à limage des mécanismes à tête chercheuse. Lorsque nous navons pas de projet personnel qui nous plaît et signifie quelque chose pour nous, nous sommes prêts à tourner en rond, à nous sentir perdus et à trouver la vie « sans but » et sans signification ».
Le directeur de lagence de publicité retrouva tous ses moyens et regagna sa confiance en peu de temps, une fois quil se rendit compte clairement que pendant des années il avait été motivé par de puissants objectifs personnels quil désirait atteindre, y compris la sécurité de sa position actuelle. ces buts, importants pour lui, le firent demeurer sur son chemin. Cependant, une fois quil eût obtenu la promotion, il ne pensa plus en fonction de ce quil désirait, mais en fonction de ce que les autres attendaient de lui; sil vivait ou non à la hauteur. Il devenait semblable à lalpiniste qui, tant quil regarde vers le sommet quil veut escalader, sent et agit avec courage et audace. Mais une fois arrivé, il se rend compte quil ny a nulle part où aller, il commence à considérer le bas et prend peur.
2) Unité de Communication: La plupart de nos échecs dans les relations humaines sont dues à « lincompréhension ». Nous attendons que les autres réagissent, répondent et arrivent aux mêmes conclusions que nous, à partir de certains « faits » ou « circonstances ». Nous devrions nous souvenir que personne ne réagit aux évènements « tels quils sont » mais chacun réagit à ses propres images mentales. Bien souvent, nous créons de la confusion en ajoutant notre propre opinion aux faits, puis en en dégageant une conclusion erronée. Par nos propres peurs, anxiétés, désirs, nous colorons souvent les données sensorielles perçues. Mais nous devons être disposés à accepter la vérité sur notre environnement pour inter-réagir efficacement avec lui. Cest seulement quand nous comprenons ce quelle peut être que nous y répondons adéquatement. « Ce qui est important, ce nest pas de savoir qui a raison mais ce qui est vrai ».
3) Courage: Il nest pas suffisant davoir un but et de comprendre la situation. Vous devez avoir le courage dagir, car seules les actions transforment les buts, les désirs et les croyances en des réalités. Si vous attendez dêtre absolument sûr et certain avant dentreprendre, vous ne ferez jamais rien du tout. Chaque fois que vous agissez vous pouvez vous tromper. Un pas dans la mauvaise direction est meilleur que de demeurer « aux aguets » toute votre vie. Une fois parti, vous pourrez corriger votre trajectoire au fur et à mesure. Votre système de guidage automatique ne peut pas vous guider si vous êtes « calé » à attendre encore et toujours.
4) Charité: Vous développerez une meilleure Image-de-Soi à partir du moment où vous sentirez que les autres ont plus de valeur que vous ne limaginiez auparavant.
5) Estime de Soi: Le mot « estime » signifie littéralement déterminer la valeur.
6) Sûreté de soi: se bâtit sur des expériences de succès. La pratique développe lhabileté et le succès en sports ou à la vente, et non pas parce que la « répétition » aurait quelque valeur en elle-même. Si cela était, nous « apprendrions » nos erreurs au lieu de nos coups réussis. Cependant, quoique nos coups manqués puissent dépasser largement les bons, à 10 contre 1, la pratique fait progressivement diminuer les coups manqués parce que lordinateur dans notre cerveau se souvient et renforce nos réussites mais oublie nos échecs. Cest la voie par laquelle lordinateur et nos mécanismes personnels de succès apprennent à réussir.
Hélas, que font la plupart dentre nous ? Nous détruisons notre confiance en nous par le souvenir des échecs anciens et par loubli de tout ce qui se rapporte aux succès passés.
7) Saccepter
Le Mécanisme déchec: Le faire travailler pour vous...
Les chaudières à vapeur ont des jauges de pression qui indiquent le moment où la pression atteint le point critique. En reconnaissant le danger potentiel, une action de correction peut être prise, et la sécurité est assurée. Le corps humain a ses propres « feux rouges » et ses panneaux indicateurs de danger, que la médecine appelle des symptômes ou syndromes. Ces signaux fonctionnent pour le malade et pour son intérêt, sil les reconnaît pour ce quils sont et fait la correction nécessaire.
La personnalité « à échecs » a aussi ses symptômes déchecs. Quand nous avons appris à détecter certains traits de personnalité comme des panneaux indicateurs déchec, ces symptômes agissent alors automatiquement comme des « rétroactions négatives » et nous aident à nous diriger sur la route dun accomplissement créatif.
La personnalité à échec est composée de:
F rustration
A gressivité
I nsécurité
L oin des autres
U tiliser lirrésolution
R ancoeur
E vidé
1) Frustration: sentiment qui se développe soit lorsquun but important ne peut être réalisé, ou quand un désir puissant est contrecarré. En mûrissant, nous découvrons que nos actions ne sont jamais aussi parfaites que nos intentions. Nous apprenons aussi à accepter le fait que la perfection nest pas nécessaire ni exigée, et que lapproximation est assez bonne pour tous les projets pratiques. Nous apprenons à tolérer une certaine quantité de frustration sans en être trop affecté. La frustration chronique signifie habituellement que les buts que nous nous sommes fixés sont irréalisables ou que limage de nous-même est inefficace, ou encore les deux à la fois.
Les sentiments de frustration, de mécontentement, dinsatisfaction sont des voies pour résoudre les problèmes, que nous avons « apprises » étant petits enfants. Si un bébé est affamé, il exprime son mécontentement en criant. Beaucoup denfants conservent cette voie et ont leurs problèmes résolus par des parents surprotecteurs, en exprimant tout bonnement leurs sentiments de frustration. Cette manière de vivre, efficace pour le bébé, ne mène à rien dans la vie adulte. Pourtant, beaucoup continuent à lessayer, dans lespoir que la vie elle-même les prendra en pitié et trouvera la solution à leurs problèmes.
2) Agressivité: Une agressivité excessive et mal dirigée suit la frustration comme la nuit suit le jour. Lagressivité et la pression des émotions sont souvent nécessaires pour atteindre un but. Le simple fait davoir un but important est suffisant pour déclencher une pression émotionnelle dans notre chaudière et pour mettre en jeu des tendances agressives. Cependant, il sensuit des troubles si nous sommes bloqués ou frustrés dans laccomplissement de notre projet. La pression émotionnelle est alors barrée et va chercher une voie de sortie. Mal dirigée ou inutilisée, elle se transforme en force de destruction. Louvrier qui veut envoyer un coup de poing à son patron mais nose pas, rentre à la maison et se défoule sur sa femme, ses enfants ou son chien.
La solution à lagression nest pas de la supprimer, mais de la comprendre, et de lui fournir des canaux appropriés et adéquats pour sexprimer.
De nombreux accidents de la route sont causés par le mécanisme frustration-agression. La prochaine fois que quelquun vous provoque en voiture, essayez ceci: au lieu de devenir agressif et de